91 médicaments à éviter, ayant une balance bénéfices/risques peu favorable

Publié le 21 mars 2017 par Patricia

Régulièrement, des médicaments d’utilisation courante font l’objet de polémiques. Les principaux reproches qui leur sont faits concernent d’une part leur manque d’efficacité, et d’autre part leurs effets secondaires. Chaque année depuis 2010, la revue médicale Prescrire diffuse donc sa « liste noire » des médicaments à éviter.

 

91 médicaments à éviter

 

Le principe de l’étude

L’objectif de Prescrire est d’aider les patients à bénéficier de soins de qualité, en sélectionnant les médicaments les plus efficaces et causant le moins de désagréments.

À cet effet, la balance bénéfices/risques est donc analysée pour les médicaments autorisés dans l’Union européenne, selon une procédure stricte. Cela comprend notamment des recherches documentaires, l’identification de critères d’efficacité pertinents, la hiérarchisation des preuves scientifiques, la comparaison du médicament avec celui de référence et l’analyse des effets indésirables.

Lorsque la balance bénéfices/risques d’un médicament est trop défavorable, il arrive que les autorités suspendent ou retirent son autorisation de mise sur le marché (AMM). Des produits ont même été totalement retirés (comme la Pégloticase en 2016, le Dextropropoxyphène en 2010 ou le Mediator en 2009).

 

91 médicaments à éviter

Publiée en janvier 20171, l’étude de 2016 a identifié une liste de 91 médicaments – dont 82 commercialisés en France – présentant une balance bénéfices/risques peu favorable. Certains pourraient même être davantage dangereux qu’utiles.

 

Les médicaments figurent dans cette liste noire pour diverses raisons :

- Leur action est prouvée, mais ils causent des risques proportionnellement trop élevés pour les patients.

- Ils sont obsolètes et peuvent facilement être remplacés par des médicaments ayant une meilleure balance bénéfices/risques.

- Ils sont au contraire récents, mais ont une balance bénéfices/risques moins favorable que des produits plus anciens.

- Leur efficacité n’est pas prouvée (effet placebo) et ils entraînent des effets indésirables.

Pour une meilleure lisibilité, ces médicaments sont listés par domaine thérapeutique, puis classés selon leur dénomination commune internationale (DCI). Les domaines les plus concernés sont les suivants :

- Douleur et rhumatologie (23 médicaments, dont 7 anti-inflammatoires et 2 contre l’arthrose).

- Pneumologie, ORL (14 molécules concernées).

- Cardiologie (11).

- Diabète (8) et perte de poids (3).

- Neurologie (10, dont 4 contre la maladie d’Alzheimer et 3 contre la sclérose en plaques).

- Psychiatrie, dépendances (10, dont 7 antidépresseurs).

- Cancérologie, hématologie (9 molécules concernées).

 

Les autres domaines thérapeutiques comportant des médicaments à éviter sont la dermatologie, l’allergologie, la gastro-entérologie, l’infectiologie, l’ophtalmologie et la gynécologie/endocrinologie.

Heureusement, la plupart des produits de la liste noire peuvent être remplacés par des équivalents ayant une meilleure balance bénéfices/risques. Il faut donc privilégier cette option pour des traitements plus performants.

 

Conclusion

Les 91 médicaments de cette nouvelle liste noire devraient donc être évités autant que possible, soit parce que leur efficacité est faible, voire nulle, soit parce qu’ils entraînent trop d’effets secondaires. Le mieux est de les remplacer par des équivalents.

 

Source : http://www.infirmiers.com/actualites/revue-de-presse/medicaments-82-produits-eviter-selon-revue-prescrire.html


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