Bientôt onze vaccins obligatoires ?

Publié le 20 juillet 2017 par Patricia

 

En France aujourd’hui, seulement trois vaccins sont obligatoires pour les enfants âgés de moins de 18 mois : la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP). En parallèle, 8 autres sont simplement recommandés, alors même qu’ils concernent des maladies encore très répandues comme la coqueluche, l’hépatite B ou la rougeole.

 

 

Quels vaccins pourraient être rendus obligatoires ?

Notre pays est caractérisé par son très faible taux de vaccination : c’est l’un des moins importants d’Europe, notamment parce que les parents sont de plus en plus méfiants face à cette pratique qu’ils jugent potentiellement dangereuse. Selon Agnès Buzyn, Ministre de la Santé, le principal problème réside dans la séparation entre vaccins « obligatoires » et vaccins « recommandés ».

Finalement, le projet du gouvernement pourrait se concrétiser par l’intermédiaire de l’obligation, pour les parents, de réaliser 11 vaccins pour chaque enfant : polio, tétanos, diphtérie, coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque et méningocoque C.

Depuis l’an 2008, pas moins de 8 enfants ont trouvé la mort après avoir contracté la rougeole, un trouble qui peut être évité grâce au vaccin !

 

Une obligation bientôt d’actualité !

Depuis 2008, les trois principaux vaccins (DTP) sont introuvables si l’on cherche la formule seule, ils sont toujours associés à une protection contre d’autres maladies. Malheureusement, selon les responsables de l’industrie pharmaceutique, il n’est pas possible de remédier à ce problème rapidement, car la fabrication de nouveaux DTP nécessite environ une dizaine d’années.

Face à cette situation visiblement bloquée, la Ministre de la Santé envisage, par décret, de lever l’obligation vaccinale et de l’étendre pour que les règles correspondent aux produits disponibles sur le marché. L’objectif de cette démarche est de lutter contre la baisse préoccupante de la couverture de maladies aussi graves que la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite.

Il est important de noter que, bien avant la formation du gouvernement actuel, Marisol Touraine avait préconisé une telle initiative — tout comme le comité d’orientation de la concertation citoyenne sur la vaccination, dirigé par Alain Fischer, spécialiste en immunologie pédiatrique.

 

Des contestations et une exemption possible

Une telle décision du gouvernement pourrait bien, en France, générer l’incompréhension des parents, notamment ceux qui redoutent le plus le principe de la vaccination. Pour les rassurer, il est question de proposer un remboursement intégral de ces différents vaccins par l’Assurance Maladie. En outre, une clause d’exemption pourrait exister, pour des parents ne souhaitant pas opter pour la vaccination, pour des raisons de convictions. Toutefois, si cette dernière est utilisée de façon abusive, elle peut aussi être supprimée.

Du côté de l’Institut pour la protection de la santé naturelle, le président Augustin de Livois s’insurge : pour lui, rendre la vaccination obligatoire apparaît comme un recul important dans nos libertés. Il précise également que cette décision méprise totalement toutes les personnes ayant été victimes de la vaccination.

 

Conclusion

Les règles en matière de vaccination pour les enfants pourraient très prochainement changer en France : les jeunes parents sont tenus de rester informés pour se conformer aux nouvelles normes lorsqu’elles seront en place !

 

Source : http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/06/16/la-ministre-de-la-sante-envisage-de-rendre-onze-vaccins-obligatoires_5145311_1651302.html

 


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