Des victimes de la peste recensées en Amérique

Publié le 20 juillet 2017 par Laëtitia

Au XIVe siècle, le virus de la peste a tué plus de 40 % de la population française. Ce véritable fléau est encore vécu dans d’autres États du monde : très récemment, deux femmes de 52 et 62 ans en ont été victimes aux États-Unis, alors même que l’on pensait ce territoire à l’abri.

Initialement, la peste existe chez de nombreux rongeurs sauvages (marmottes, écureuils, etc.). Cependant, dès lors que la population de ces animaux diminue, les rats envahissent leur territoire et contractent la maladie — elle est mortelle chez eux. Si un rat mort est à proximité d’un lieu fréquenté par l’humain, ses puces sont en mesure de le contaminer, d’où le risque de propagation.

 

maladie de la peste

 

La peste continue de tuer dans le monde

Entre l’an 2000 et l’année 2009, on considère que la peste a tué près de 1 600 personnes à travers le monde, sachant qu’environ 20 000 sujets touchés ont été recensés. Ainsi, plus d’un cas de peste sur 20 reste fatal, ce qui prouve qu’il faut encore redouter la maladie !

Forcément, apprendre que ce trouble survient de nouveau en 2017 au Nouveau-Mexique génère une certaine angoisse. Sur les 10 dernières années, on a identifié 56 cas de peste en Amérique et 7 décès directement liés. Le Nouveau-Mexique, récemment impliqué, fait partie des zones les plus critiques — tout comme l’Arizona et le Colorado.

Aujourd’hui, les États-Unis restent un cas spécifique : c’est le seul pays développé encore victime de la peste. Les nations les plus touchées demeurent celles qui sont majoritairement pauvres, à l’image du Congo et de Madagascar.

 

Comment lutter contre la peste ?

Maladie infectieuse, la peste est contractée suite au contact avec la bactérie Yersinia pestis. Elle est essentiellement présente chez les rongeurs et les puces, mais peut épisodiquement atteindre l’Homme. Cette zoonose (maladie transmise par les animaux) se traduit par une fièvre élevée et oscillante, accompagnée de délires et d’hallucinations. Le malade rencontre également des problèmes digestifs, sachant que le principal signe caractéristique reste le « bubon », un ganglion qui se place au niveau de l’aine ou du creux de l’aisselle, là où la puce a piqué.

Si le vaccin est vivement recommandé à tous les professionnels exposés et aux individus partant en voyage, la maladie peut être traitée à l’aide d’antibiotiques (chloramphénicol, streptomycine, tétracyclines). Des mesures d’isolation et de vaccination massive deviennent généralement nécessaires pour éviter la transmission de la maladie entre les humains.

La peste pulmonaire peut être contractée d’un humain à l’autre, notamment par l’intermédiaire de la salive. Cependant, les cas recensés relèvent plus souvent de la peste bubonique, une forme moins aigüe pour laquelle le taux de mortalité varie de 50 à 60 %, en fonction de la rapidité de prise en charge du patient.

 

Conclusion

De nos jours, la peste menace surtout les pays en voie de développement. Toutefois, elle atteint encore certains pays plus riches et reste potentiellement mortelle, d’où l’importance d’une bonne prise en charge du malade dès l’apparition des premiers symptômes.

Aux États-Unis, on s’étonne de voir de tels troubles survenir, puisque la population est théoriquement mieux accompagnée sur le plan médical. Les cas semblent, pour le moment, peu nombreux — même s’ils prouvent que la vigilance demeure toujours nécessaire !

 

Source : http://www.20minutes.fr/sante/2096851-20170630-etats-unis-peste-retour-trois-personnes-contaminees-nouveau-mexique


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