Et si la pilule contraceptive prévenait certains cancers ?

Publié le 25 avril 2017 par Julien

La pilule contraceptive ne fait pas l’unanimité, notamment à cause de ses effets secondaires. Alors que des études ont montré qu’elle augmentait les risques de développer certains cancers, il semblerait qu’elle puisse au contraire protéger les patientes contre d’autres cancers.

 

 

Les différentes pilules contraceptives

L’organisme féminin produit naturellement deux hormones au cours du cycle menstruel : les œstrogènes (en début de cycle) et la progestérone (après les règles). Un contraceptif oral imite ces hormones, grâce à des substances généralement synthétiques, le but étant d’éviter les grossesses en empêchant la fécondation et à l’implantation d’un embryon.

En pratique, il existe plusieurs sortes de pilules contraceptives, réparties en deux catégories :

Les pilules micro-progestatives ou micro-dosées (appelées « micropilules ») ne contiennent qu’un progestatif.

Les pilules œstro-progestatives (ou « combinées ») contiennent un œstrogène et un progestatif. Elles sont d’ailleurs les plus prescrites en France.

Lorsqu’on parle de « génération de pilules », seules les combinées sont concernées. Concrètement, plus une génération est récente est plus la quantité d’hormones de synthèse est faible.

 

La pilule protègerait contre certains cancers

Depuis longtemps, on sait que l’œstrogène et la progestérone présents dans la pilule présentent des effets secondaires. Des études ont d’ailleurs mis en lumière que la prise de ce contraceptif oral (notamment les pilules œstro-progestatives d’anciennes générations, mais aussi quelques micropilules) sur le long terme augmentait significativement les risques de développer un cancer du sein, du col de l’utérus, voire du foie. D’après ces mêmes recherches, le risque diminue progressivement 5 ans après l’arrêt du contraceptif.

Cependant, la pilule combinée semblerait surtout prévenir d’autres types de cancers. En effet, des chercheurs britanniques de l’université d’Aberdeen (en Écosse) ont établi qu’elle pouvait limiter les risques de cancer ovarien, de l’endomètre ou colorectal.

L’étude a été menée pendant près 44 ans, auprès 46.000 patientes ayant utilisé une pilule combinée à une période de leur vie. Selon ces recherches, l’effet protecteur est présent même chez les femmes n’ayant pris la pilule que pendant quelques années et il s’accroît avec la durée d’utilisation. Ainsi, la pilule protège contre les cancers pendant au moins 30 ans et sa protection persiste même au-delà de 50 ans (âge auquel ces cancers se manifestent généralement). Plus précisément, prendre la pilule pendant 5 ans pourrait réduire de 25 % le risque de développer un cancer de l’endomètre avant 75 ans.

 

Conclusion

Finalement, même si la pilule pouvait causer certains cancers (sein, col de l’utérus), il semblerait qu’elle protège aussi les patientes contre d’autres, comme le cancer ovarien, de l’endomètre ou colorectal.

 

Source : http://www.santemagazine.fr/actualite-la-pilule-contraceptive-protegerait-contre-certains-cancers-77538.html


Nos partenaires et institutions :