L’automédication, encore et toujours en hausse !

Publié le 25 avril 2017 par Patricia

Pour un rhume, un mal de ventre ou une petite irritation, nombreuses sont les personnes qui recourent à l’automédication. Soit en piochant dans leurs réserves de médicaments, soit en se tournant vers les produits en vente libre dans leur pharmacie. D’ailleurs, la pratique de l’automédication ne cesse de se développer en France.

 

 

Automédication : de quoi parle-t-on ?

Selon le Conseil de l’Ordre des médecins français, l’automédication désigne l’utilisation de médicaments officiels ou assimilés (ayant une autorisation de mise sur le marché) par des personnes, hors prescription et de leur propre initiative, avec possibilité d’assistance par un pharmacien.

Généralement, on recourt à l’automédication (ou « selfcare ») pour des problèmes bénins, comme la toux, le rhume, l’insomnie, les allergies mineures, les douleurs faibles, etc. Le but est d’éliminer les gênes qui perturbent la vie courante et d’éviter (ou de repousser) la visite chez le médecin. Certaines personnes privilégient aussi l’automédication lorsqu’elles n’osent pas montrer leurs symptômes à un professionnel.

 

Selfcare : quelques chiffres

Selon le baromètre annuel de l’Association Française de l’Industrie Pharmaceutique pour une Automédication responsable (AFIPA), les marchés de l’automédication ont augmenté de 4,8 % entre 2015 et 2016. Le selfcare a ainsi constitué 11 % du chiffre d’affaires des 3004 pharmacies interrogées.

Concrètement, les ventes de médicaments hors prescriptions ont représenté près de 4 milliards d’euros en 2016. Cela concerne les médicaments et dispositifs médicaux en vente libre, ainsi que les compléments alimentaires.

D’après l’AFIPA, cela traduit une volonté des consommateurs de gérer eux-mêmes leur santé et leur bien-être, sans nécessairement faire appel à un professionnel. Ce comportement est d’ailleurs encouragé par les publicités, même s’il reste plus faible que dans les autres pays européens. Par ailleurs, l’association estime que l’augmentation de l’automédication pour soigner les maladies bénignes pourrait faire économiser 1,5 milliard d’euros par an à la Sécurité sociale.

 

Les limites de l’automédication

Cependant, l’automédication conserve malgré tout certaines limites :

- De nombreux médicaments ne sont disponibles que sur ordonnance. Il n’est donc pas possible de s’en procurer sans aller chez le docteur au préalable.

- Les médicaments concernés ne sont pas remboursés s’ils sont achetés hors prescription. Notez que certains produits disponibles sans ordonnance sont remboursés s’ils sont prescrits par un médecin, alors que d’autres ne le sont pas du tout.

- Pour les enfants, les parents évitent généralement l’automédication. Par crainte d’effectuer de mauvais diagnostics, ils préfèrent consulter un professionnel.

 

Conclusion

L’automédication consiste donc à consommer des médicaments (ou produits assimilés) sans prescription médicale. Cette pratique permet de soigner des maux bénins, sans avoir besoin de consulter un médecin. Mieux, l’AFIPA pense qu’elle pourrait aider à la Sécurité sociale à réaliser des économies.

 

Source : https://www.lesechos-etudes.fr/news/2017/03/06/lautomedication-en-pleine-forme/


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