Sécurine : une protéine pour stimuler la fertilité

Publié le 27 juin 2017 par Laëtitia

Une étude, menée par des chercheurs britanniques et australiens, révèle que le manque de sécurine aurait un rôle majeur dans les problèmes de fertilité des femmes, notamment après 40 ans. Qu’en est-il vraiment ? Cette protéine peut-elle stimuler la fertilité ?

 

fertilité et sécurine

 

Fertilité après 37 ans : des enjeux réels

Il est bien connu qu’une femme avançant en âge a plus de difficultés à concevoir un enfant. D’ailleurs, seules 5 % des femmes de plus de 42 ans ont des chances d’avoir un bébé sans traitement pour la fertilité.

Plus précisément, à partir d’environ 37 ans, les risques de fausses couches montent en flèche, de même que les risques de malformations ou d’anomalies chromosomiques chez le bébé (dues au vieillissement des ovules). Souvent, les anomalies chromosomiques empêchent même l’embryon de s’implanter dans la paroi utérine. On estime d’ailleurs que la moitié des fausses couches résulte d’une anomalie chromosomique.

Même s’il est fréquent que des femmes vivent des grossesses fructueuses après 40 ans, cette aventure présente donc de nombreux enjeux.

 

Sécurine : une protéine qui diminue avec l’âge

La fertilité des femmes diminue donc avec l’âge. Or, selon une étude commune de l’université Monash de Melbourne et de l’University College de Londres, il semblerait que ces soucis de fertilité soient causés par un déficit d’une protéine clé dans l’organisme féminin : la sécurine.

En effet, la sécurine est primordiale dans le processus de méiose des ovocytes. La méiose désigne la double division cellulaire (on parle d’ailleurs de méiose I et méiose II) qui entraîne la formation des gamètes. Si ceux-ci ne sont pas formés correctement : la qualité des ovules est moindre, l’ovulation altérée et la fécondation difficile. D’où les multiples problèmes de fertilité !

Ainsi, la sécurine permet la formation efficace des gamètes, en intervenant principalement lors de la méiose II. Elle favorise donc la fertilité. Puisque cette protéine est insuffisante chez les femmes plus âgées, la double division cellulaire ne peut pas se faire, ce qui entraîne des problèmes de fertilité.

 

Stimuler la fertilité des femmes plus âgées

Forts de leur constat, les chercheurs envisagent désormais d’effectuer des traitements in vitro, pour pallier le manque de sécurine des femmes mûres. Cela permettrait de contrer l’absence de méiose II et donc d’améliorer la fertilité.

Cependant, il reste compliqué de porter à maturation des ovules humains fécondés in vitro. Cette piste prometteuse doit donc être approfondie et long travail reste encore à faire !

 

Conclusion

Ainsi, le manque de sécurine dans l’organisme des femmes plus âgées explique, au moins en partie, leurs difficultés à concevoir un enfant. Pour augmenter leur fertilité, des traitements in vitro pourraient être réalisés en laboratoire, mais cette approche reste encore compliquée.

 

Source : https://www.topsante.com/maman-et-enfant/conception/infertilite/la-securine-la-proteine-cle-de-la-fertilite-618000


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